CatĂ©gorie dans đź“° Au cĹ“ur de l’actualitĂ©

Bouygues Télécom sanctionné par la CNIL

La CNIL a prononcé une sanction de 250 000 euros à l’encontre de Bouygues Télécom pour avoir insuffisamment protégé les données de ses clients B&You.

Un signalement informant la CNIL de l’existence d’un incident de sécurité a été reçu en mars 2018. Cet incident a rendu accessible les données personnelles de deux millions de clients pendant plus de deux ans. En effet, des tiers pouvaient avoir accès aux contrats, aux factures et aux données identifiantes des clients.

Après un premier un contrĂ´le et une première notification, l’opĂ©rateur a rapidement corrigĂ© la faille de sĂ©curitĂ©.

Cependant, l’autorité de contrôle a considéré que la société avait manqué à son obligation d’assurer la sécurité des données personnelles des utilisateurs de son site, en oubliant de réactiver sur le site la fonction d’authentification à l’espace client. Cette dernière avait été désactivée après une phase de test. La société Bouygues Télécom a donc violé les dispositions de l’article 34 de la Loi informatique et libertés.

Une sanction pécuniaire a alors été prononcée à son encontre. Toutefois, la CNIL reconnait que l’opérateur a fait des efforts de protection des données personnelles de ses clients en mettant en place des bonnes pratiques par le biais de fiches conseils pour ses clients, et une formation de ses salariés.

Source : cnil.fr

Facebook souhaite connaitre les déplacements de ses utilisateurs

Des brevets ont Ă©tĂ© dĂ©posĂ©s par le rĂ©seau social Facebook pour anticiper les dĂ©placements des utilisateurs. Ces brevets sont fondĂ©s sur une technologie permettant d’utiliser les donnĂ©es de localisation pour prĂ©dire les lieux dans lesquels se rendent les utilisateurs une fois hors ligne. Si cette technologie est exploitĂ©e, elle permettrait Ă  Facebook d’utiliser la publicitĂ© ciblĂ©e de façon plus efficiente en ciblant les habitudes de chacun des ses utilisateurs. 

Cette technologie est basĂ©e sur la mĂ©thode de prĂ©diction des prochaines destinations grâce Ă  la rĂ©colte de donnĂ©es des localisations passĂ©es. Cela permettrait de suivre les utilisateurs quelles que soient les zones oĂą ils se trouvent. 

Ă€ ce sujet, Facebook explique que les donnĂ©es de localisation pourraient ĂŞtre utilisĂ©es pour « une variĂ©tĂ© d’applications telles que le ciblage publicitaire ou une meilleure comprĂ©hension des mouvements des utilisateurs Â». Ă€ termes, cela permettrait Ă  Facebook de monĂ©tiser les mouvements de ses utilisateurs puisque la revente des donnĂ©es personnelles n’est pas interdite. 

Cependant, cela pourrait poser des problèmes d’atteinte Ă  la vie privĂ©e. En effet, le ciblage publicitaire exige le consentement express, libre et Ă©clairĂ© de l’utilisateur : en en utilisant les donnĂ©es sans le consentement de l’intĂ©ressĂ©, Facebook commettrait une grave violation des droits. 

Pour y remĂ©dier, il faudrait que l’utilisateur ait connaissance de l’exploitation de ses donnĂ©es Ă  des fins de ciblage publicitaire, qu’il y consente et qu’il puisse retirer celui ci sans difficultĂ©, Ă  tout moment. 

Une autre solution existe : supprimer son compte Facebook. Il s’agit d’une solution radicale, mais cela permet de se prĂ©munir de toutes violations des donnĂ©es par le gĂ©ant amĂ©ricain. Si vous tenez Ă  votre compte, dĂ©sactivez alors la gĂ©olocalisation afin que Facebook ne puisse pas accĂ©der Ă  toutes vos donnĂ©es. 

Annulation du dispositif de caméras de surveillance par la CAA de Nantes

La Cour Administrative d’appel de Nantes a annulĂ©, le 13 novembre 2018, l’arrĂŞtĂ© prĂ©fectoral de 2016 autorisant la mise en place de 40 camĂ©ras de vidĂ©osurveillance dans la commune de Plöermel. 

Depuis 2005, le maire de la ville a fait installer ce mĂ©canisme de surveillance afin d’assurer la tranquillitĂ© et la sĂ©curitĂ© des habitants de la communes. En effet, de nombreux actes de dĂ©linquance ont Ă©tĂ© recensĂ©s par les gendarmes aux cours des dernières annĂ©es. Le Maire assure que de nombreuses affaires ont Ă©tĂ© rĂ©solues grâce aux camĂ©ras. 

Ce dispositif a Ă©tĂ© dĂ©noncĂ© par la Ligue des Droits de l’Homme. Un membre de la Ligue dĂ©nonce le nombre installĂ© de camĂ©ras, et dĂ©clare que ce système de vidĂ©osurveillance est surdimensionnĂ©e par rapport Ă  la ville. Le coĂ»t de la mise en place est Ă©galement critiquĂ© : la ville a dĂ©pensĂ© près de 400 000 euros pour financer les camĂ©ras. 

Pour justifier l’annulation de l’arrĂŞtĂ© prĂ©fectoral, la CAA de Nantes dĂ©clare que le dispositif est disproportionnĂ©. Dans son considĂ©rant, la Cour dĂ©clare « notamment installĂ©es aux abords des Ă©coles ou Ă  proximitĂ© des commerces, bars ou autres Ă©tablissements recevant du public, sans qu’il soit Ă©tabli, par les statistiques relatives Ă  la dĂ©linquance dans la commune, que ces lieux seraient particulièrement exposĂ©s Ă  des risques d’agression, de vol ou de trafic de stupĂ©fiants, les camĂ©ras n’apparaissent pas justifiĂ©es Â». 

Le Maire de la ville ne contestera pas la dĂ©cision devant le Conseil d’État, mais prĂ©voit la mise en place d’un nouveau dispositif par un nouvel arrĂŞtĂ©.