AppelĂ© aussi Data Protection Officer (DPO), le DĂ©lĂ©guĂ© Ă la protection des donnĂ©es Ă pour rĂŽle de conseiller et accompagner les organismes souhaitant oeuvre dans leur conformitĂ©. Comme le souligne la Commission Nationale de lâInformatique et des libertĂ© (CNIL), il est le chef dâorchestre de la conformitĂ© en matiĂšre de protection des donnĂ©es au sein dâune entreprise. Il veille donc Ă la sĂ©curitĂ© et lâutilisation lĂ©gale des donnĂ©es recueillies par l’organisation concernĂ©e.Â
Les missions :Â
Le DPO dĂ©tient un certain nombre de missions qui peuvent notamment ĂȘtre Ă©volutives. Tout dâabord, il doit informer et conseiller lâorganisme sur les diffĂ©rentes documentations juridiques essentielles. Ces derniĂšres concernent le RĂšglement gĂ©nĂ©ral sur la protection des donnĂ©es (RGPD), les diffĂ©rentes lignes directrices des autoritĂ©s chefs de files (CNIL), ou encore les rapports annuels et semestriels en la matiĂšre. A cet effet, il doit donc etre connu de lâensemble du personnel de lâentreprise et entretenir des relations avec lâensemble des services qui la compose.Â
Il doit organiser une veille sur les sujets touchant aux donnĂ©es personnes que ce soit dans le secteur juridique, technique ou sociĂ©tal.Â
Dans sa mission de mise en conformitĂ© au RGPD, celui ci devra cartographier les traitement, prioriser les actions Ă mener, gĂ©rer les risques, organiser des procĂ©dures interne ainsi que de documenter la conformitĂ©.Â
Il sera parfois amenĂ© Ă rĂ©aliser des analyse dâimpact relative Ă la protection des donnĂ©es et dâen vĂ©rifier l’exĂ©cution.Â
Enfin, le DPO se trouve ĂȘtre lâinterlocuteur directe entre lâentreprise et lâautoritĂ© rĂ©fĂ©rente en la matiĂšre (CNIL). Il doit donc coopĂ©rer avec celle ci et dâĂȘtre son premier point de contact.Â
Les compĂ©tences :Â
Une culture prononcĂ© dans le domaine informatique et juridique est nĂ©cessaire ce qui sâaccompagne dâune maĂźtrise des diffĂ©rentes concepts entourant la protection des donnĂ©es et de ses diffĂ©rentes composantes.Â
Lâensemble des principes fondamentaux de la vie privĂ©e, de la confidentialitĂ©, de lĂ©gislation des systĂšmes, des transferts de donnĂ©es doivent ĂȘtre acquis. Il doit dâautre part ĂȘtre sensibilisĂ© aux diffĂ©rentes incidents possible en matiĂšre de protection ainsi que dâĂȘtre informer sur la prĂ©sence de nouvelles menaces.Â
Des compĂ©tences techniques et juridiques sont nĂ©cessaire au fonctionnement rĂ©glementaire et stratĂ©giques des opĂ©rations commerciales de son employeurs. Â
Etant en contact de maniĂšre quotidienne Ă lâensemble du personnel de lâentreprise, il doit bien Ă©videmment avoir un bon relationnel.Â
La formation :Â
Au regard des compĂ©tences Ă©noncĂ©es prĂ©cĂ©demment, la voie royale pour accĂ©der Ă cette profession est la formation juridique spĂ©cialisĂ©e dans le droit du numĂ©rique. En effet, comme le souligne lâarticle 37.5 du RGPD, le dĂ©lĂ©guĂ© doit ĂȘtre dĂ©signĂ© âsur la base de ses qualitĂ©s professionnelles, et en particulier de ses connaissances spĂ©cialisĂ©es en droit et des pratiques en matiĂšre de protection des donnĂ©esâ.Â
Cependant, il nâexiste pas de profil type du dĂ©lĂ©guĂ©. Cette profession peut donc ĂȘtre exercĂ©e par une personne issue du domaine technique, juridique ou autre.Â
LâĂ©volution de carriĂšre :
Le mĂ©tier de  data protection officer requiert une polyvalence et des connaissances qui ne s’improvisent Ă©videmment pas. S’il offre de nombreuses possibilitĂ©s d’Ă©volution, Ă l’image des mĂ©tiers du numĂ©rique, il nĂ©cessite bien souvent une expĂ©rience professionnelle prĂ©alable pour pouvoir y prĂ©tendre. Par exemple, vous pourrez exercer les fonctions de dĂ©lĂ©guĂ© Ă la protection des donnĂ©es aprĂšs avoir forgĂ© vos armes professionnelles en tant qu’informaticien, ingĂ©nieur en cybersĂ©curitĂ© ou encore comme juriste spĂ©cialiste des NTIC. Au-delĂ des exigences requises, le recrutement du data protection officer est hautement dynamique et se dĂ©veloppe considĂ©rablement.
